Digital native
Suis-je un digital native ? A certains égards, sans doute ; même s’il est vrai que je n’ai eu accès à un ordinateur « que » à douze ans et que j’ai connu les premiers portables « cabines téléphoniques », j’ai toujours plus ou moins vécu dans un environnement numérique important. Et quand cet environnement n’existait pas, j’allais à sa rencontre ; combien de soirées ai-je passé devant les écrans du cyber-café de la gare ?
Je constate chaque jour un peu plus que mes comportements peuvent largement différer de ceux de mes parents. Ma mère est encore très télé : journal de 13 et 20h, soirées télé, etc. Pour ma part, ma télé est juste un support : j’y branche mon ordinateur en HDMI pour visionner mes séries téléchargées sur mon disque dur (légalement, bien entendu :p), je joue à ma console dessus. Mon seul usage « télé » concerne les séries du soir que j’ai la flemme de télécharger, parce qu’elles ne sont pas suffisamment intéressantes ou parce qu’il y en aurait trop !
D’ailleurs, là où nos aînés peuvent passer quatre heures par jour devant la télé, j’y suis à peine deux heures. C’est devant l’ordinateur que je passe des heures par jour.
Ma mère veut un téléphone « fonctionnel » ; je veux un smartphone pour pouvoir lire mes mails et télécharger des applications par centaines.
Les sites favoris de ma mère ? LeBonCoin.fr, Google, les sites de ventes privées. Les miens ? Twitter, Facebook … (bon ok, ça c’est pas forcément caractéristique).
Vous aussi, vous trouvez que les usages ont changé ?
C’est l’anniversaire d’Aurélie …

Il y a fort fort longtemps (on ne sait plus quand, on ne compte plus à cet âge-là) … naissait un petit bout de chou à lunettes. Non, bien sûr, les lunettes n’étaient pas montées d’origine, mais cette petite blondinette frisée n’imaginait sans doute pas, en sortant du ventre de sa môman, qu’elle parcourrait la France entière en l’espace de vingt ans : Nord, Paris, Bordeaux, et maintenant l’Est. La logique voudrait qu’on fasse un tour par le Massif Central, pour finir sur la Côte d’Azur …
Alors, parce que cette petite fille est un peu spéciale pour moi, voyez-vous, j’aimerais vous montrer quelque chose de spécial justement. Quelque chose que vous n’avez jamais vu. Une photo choc. Une photo de … son enfance.

Ne me remerciez pas, c’est cadeau.
Diaspora a-t-il un avenir ?
C’est désormais annoncé sur leur site : Diaspora, l’alternative open-source à Facebook, ouvrira ses portes le 15 septembre.
Je suis de près l’éclosion de ce nouveau réseau social, présenté comme l’alternative à Facebook. Mais bizarrement, dans les médias, vous n’entendrez jamais que Diaspora est un Facebook killer. Et pour cause :
- Facebook, ce sont déjà des millions de comptes créés, une présence massive et devenue quasi « naturelle ». Malgré les divers changements d’interface, les utilisateurs sont indéniablement habitués à Facebook, à nul autre pareil. Lorsque un parti politique d’opposition lance, l’an dernier, un « réseau social politique », les utilisateurs sont de prime abord paumés. Pourquoi ? Parce que ça ne « ressemble pas à Facebook ». Et pour s’approprier un outil, il vaut mieux qu’il soit compréhensible instantanément. Diaspora peut-il faire mieux ?
- Le libre, c’est souvent chiant. Expérience utilisateur pas toujours probante, graphisme hideux, perpétuelles bêtas … Rien qui donne envie d’en faire son outil principal. On croise les doigts pour que Diaspora soit fonctionnel, tout de suite. Sinon, ce nouveau réseau social connaîtra le même sort que ses concurrents directs, comme Orkut, de Google, qui n’a aucune implantation en Europe.
- Pour reprendre un terme marketing, la « promesse » de Diaspora ne me semble pas efficace. En clair : open-source et « respectueux de votre vie privée ». Le problème, c’est que des années d’utilisation intensive de Facebook ont rendu utilisateurs totalement détachés de cette problématique. Pour beaucoup, si on ne veut rien montrer, soit on blinde ses paramètres de confidentialité, soit on ne s’inscrit pas. La troisième hypothèse – celle d’aller voir ailleurs – se confronte à un cercle vicieux : je n’irai voir ailleurs que s’il y a du monde dessus, sinon ce n’est pas intéressant ; mais si je n’y vais pas, d’autres feront sans doute comme moi et cet outil ne se développera jamais.
Alors, un avenir pour Diaspora ? On prend les paris ?
Twitter et les relations presse
Je fais suite au billet de l’ami JCDR (qui a changé de blog, comme vous pouvez le constater, et de plateforme – ouf !) à propos de Twitter. France 3 Lorraine a tenté l’expérience, en créant un vrai compte (et pas simplement un fil d’actu comme celui de l’Est Républicain) pendant une partie de l’été, qui sera vraisemblablement réactivé à la rentrée. Les retours de JCDR ont l’air assez positifs, et il souligne la nécessité, à terme, d’un vrai cadre de travail pour toutes les personnes qui utiliseront ce compte. Je pense à l’inverse qu’il serait plus intéressant d’avoir un vrai community manager qui anime la page Facebook et le flux Twitter, mais passons, ce pourrait être une autre idée de billet.
Twitter a-t-il un intérêt pour « les gens de l’autre côté », ceux qui sont dans les relations presse ? Je me souviens de cet article de Stéphane Getto, ancien dircom de la Région Lorraine ; pour lui, Twitter est avant tout un outil de veille. Certes ; mais un outil de veille à manier avec précaution et méthode. Lire la suite »
Alain Lambert est vexé comme un pou(est France).
Alain Lambert est sénateur de l’Orne.
Alain Lambert est moderne : il a un blog depuis cinq ans et il twitte.
Il twitte même beaucoup. Partout. Tout le temps. Pour montrer la vie d’un élu républicain « de l’intérieur ». Un jour, Alain Lambert décide de tweeter dans une église. Les réactions vont de l’amusement à l’agacement. C’est là qu’un méchant journaliste, Mickael Louedec, de Ouest-France, décide de faire un article sur le sujet.
A priori, tout le monde s’en fout. Mais Alain Lambert n’est pas content : après avoir annoncé qu’il se retirait de la vie twittesque, il nous pond une vidéo de 3 minutes … et « prend ses distances » avec Twitter.
Seulement voilà : a priori comme a posteriori, tout le monde s’en fout. Mais un paquet de twitteux vont relayer « l’info » (je sais qu’on est à la mi-août et qu’on s’emmerde profondément mais bon …), et le mini coup d’éclat de Lambert devient un sujet au moins aussi important que les annonces sécuritaires de Sarkozy ou la réforme des retraites.
Belle opé, M. Lambert.


